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Primo texto d'Ooghe

 
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Ooghe
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Messages: 32

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MessagePosté le: Mer 14 Déc - 21:14 (2011)    Sujet du message: Primo texto d'Ooghe

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[HRP]Copie du primo-texto fait en le forum2 > Union Spinoza

Ooghe a écrit:
Ooghe avait croisé de nombreuses personnes durant ses dernières visites au sein de la grande école Havre du royaume de France. Toutes ne répondaient pas à ses salutations, mais l'un d'entre eux avait donné nombre de conseils.

En se présentant au sein de l'école, il avait déjà prit conscience, il avait déjà franchi le pas entre l'ignorant et le soumis. Maintenant, il était temps pour lui de franchir ce qui sépare le soumis de l'humain.

Il se présenta devant quelques personnes réunies pour l'occasion.


Bonjour à vous,

Je me nomme Ooghe ... Ooghe de Faucuwez. Chevalier banneret de Faucuwez , sis en Brabant.
J'ai grandis au sein de ce que nous nommons une abbaye, en ce sens où étude, enseignement, travail et don de soi y est promu sans que prière n'y soit associé pour qui n'est pas moine ou prêtre.
D'aussi loin que je me souvienne, je n'ai connu, avant de parcourir les Royaume de France, nulle autre endroit que ce dernier et que les terres d'Ittre.


Ooghe s'interrompit lorsqu'il croisa un regard interrogatif.

Ah oui ... euh ... je n'aime pas trop m'attarder sur ce sujet, mais afin que vous compreniez mieux les tourments de mon passé, voici un bref résumé.
Pour commencer, mes plus lointains souvenir sont ceux de l'abbaye et du frère Paul. J'ai grandis en ce lieu et y ais suivit un enseignement qui, selon lui, me promettait à grand avenir.
Quelques temps après qu'on ait annoncé la mort du seigneur local par une semaine de recueillement, un homme est venu me chercher. C'était Baudouin le véloce, messager et confident de Romuald de Vaisneau, nouveau baron d'Ittre après décès de son père. Romuald m'a placé sous tutelle de Baudouin et j'appris en sa compagnie, la gestion d'une baronnie et des terres. Au décès de Romuald, Baudouin et moi restâmes en la baronnie afin de gérer le quotidien et de faire suivre les recettes au nouveau baron d'Ittre, Enguerrand, fils de Romuald et Adela.
Mais il y a peu, Baudoin, fort âgé et gravement malade, nous quitta. C'est alors que j'appris que feu Romuald n'était autre que mon père.
Il avait prit fuite pour le Royaume de France car ma naissance mettait en danger la famille de Vaisneau... Oui, c'est bien ça ... ma mère se nommait Aélis de Glabbecke et était en fait la cousine de Romuald, ce qu'il ignorait car les famille de Glabbecke et de Vaisneau étaient en guerre depuis plusieurs générations. Aélis mourut lors de ma mis eau monde et je fus placé en l'abbaye selon ses dernières volontés. Mes origines et mon existence pouvant mettre en danger la petite paix instaurée entre les Vaisneau et les Glabbecke, nul autre que le frère Paul ne sut qui j'étais exactement ... pas même moi.
Et c'est à la mort de Baudouin que j'appris tout ceci.

Et cette nouvelle m'ouvrit les yeux. C'est à cette annonce que je me rendis compte que je n'avais, jusque là, été libre de mes décisions. Toutes décisions prises n'étaient que reflet d'opinions d'autrui et influence extérieures à mon propre vouloir. Je n'avais jusque là, jamais agis de par mon propre choix pour accomplir ce que je pouvais et voulais accomplir.

Mais dans la lettre que Romuald avait laissé à mon attention, certaines choses suscitaient mon intérêt. Ainsi, avide de savoir et de connaissance qu'il était, il m'a transmit un ensemble de copies de textes sacrés. Ces textes avaient de nombreuses origines et avaient tous été étudiés en détails au vue des notes qu'il avait rassemblé en un carnet. C'est par ces textes que j'ai pris connaissance du spinozisme et me suis aperçu que je menais déjà vie selon les principes spinozistes tels que le respect de la terre nourricière ou les réflexions quant à mes agissements, mais ignorait ce qu'étaient ces principes. Et ces principes, nuls ne me les avaient inculqués ; ils étaient partie intégrantes de moi-même, expression simple de mon conatus sans avoir conscience de ce qu'est le conatus.
Grâce à ceci j'ai pris conscience de mon être, de ma place et des interactions subies avant et après l'annonce de mes liens familiaux.
De ces interactions, en ressort ma façon d'être actuellement, tel que je me présente devant vous, l'être que je suis et qui n'aurait pût être autre que lui-même car tel est mon chemin.
Et cette conscience d'être, est elle même la résultante de ma rencontre d'avec Korzybski. Car avant de le rencontrer, nombre de questions restaient sans réponses. Il a sut trouver les mots justes pour me faire prendre conscience que les réponses que je cherchais étaient en moi. De ceci ... je l'en remercie grandement.


Ooghe se tourna alors vers celui qui était le premier a l'avoir accueilli lors de son arrivée à l'école havre. Il lui fit signe de remerciement en inclinant légèrement la tête vers l'avant comme pour le saluer.
Il regarda alors l'ensemble des personnes présente et attendit d’éventuelles questions.


Gauvain a écrit:
Gauvain était présent icelieu, puissant guerrier arborant armure, casque et immense épée, son armure était sobre mais dans un coin on pouvait voir la fleur Spinoza.

Il n'était plus le même depuis quelques temps, quelque chose avait changé en lui, ceux qui le connaissait le trouvait effectivement complètement transformé, lui qui avait pour habitude de toujours se lancer tête baissée au combat sans réfléchir, lui qui était également un grand fêtard.
Depuis pas mal de temps, il était rentré dans une longue retraite, proposant de temps à autre ses services de guerrier ou de conseiller militaire, ou alors il restait chez lui à Saumur dans le Duché d'Anjou, lieu dans lequel il cultivait son jardin.
Mais plus pour longtemps, parce qu'il comptait bien en partir... Sa vie de solitaire n'était pas pour plaire à tous le monde...


Bref Gauvain écouta le personnage nouveau venu, qui à priori avait découvert sa voie, puis après l'avoir écouté il déclara d'une manière détachée : " Tu sais aujourd'hui notre Grande-École Havre Spinoza, n'est plus que l'ombre d'elle-même, l'amphithéâtre ne résonne plus comme avant des grands discours qui y étaient prononcés ou des sempiternels épreuves de primo-texto et de senso-texto, la bibliothèque est poussiéreuse, la salle d'armes qui m'était chère est déserte, bref ce n'est plus ce que c'était, quelques fidèles comme notre ami Korzybski sont encore les gardiens de ce lieu... "

" Nos sages ne sont plus, feu Rory, feu Excelsyor, feu Sérésa, feu ou disparu Sir_Shlomo, pour les autres : Tanna, Tzadiks et Admors, beaucoup ne sont plus là... "

" Toi l'étranger à priori tu as trouvé ta voie, alors que tu étais déjà sur le chemin de la Spinozie et tu ne le savais même pas... Le hasard a fait que tu as découvert ce que tu étais déjà... Et ainsi tes pas t'ont menés jusqu'à nous... "
" Le parallèle avec ta vie propre vie est troublant, en effet tout comme tu as découvert qui étaient tes parents, mais après leur mort... Et tu n'as aussi découvert que beaucoup plus tard pourquoi tu avais été placé en abbaye et que le fait même d'exister était un danger pour la paix, bref une vie toute tracée dans laquelle tout a toujours été décidé pour toi... "


" Alors aujourd'hui l'étranger, maintenant que tu es un homme libre, à présent que tu es un Havanna ! Je te le demande, toi qui es loin de tout, qu'es-tu venu chercher dans nos préceptes ?? ... Ais-tu à la recherche d'un frère ?? ... De ton frère ?? ... "

Gauvain regardait toujours l'homme d'une manière détachée, d'un de ces regards il semblait parmi ces hommes qui avaient vécu beaucoup de choses en peu de temps et qui avaient pris un coup au moral, tout comme ces guerriers solitaires survivants de nombreuses guerres et qui avaient laissé derrière eux de nombreux amis et compagnons d'armes...


--Korzybski a écrit:
Korzybski était bien présent, légèrement en retrait, à écouter le Primo Texto de ce spinoziste-qui-ne-le-savait-pas, qu'il avait rencontré quelques temps auparavant, et avec qui il avait, par quelques échanges seulement, tissé la trame de l'amitié.
A l'évocation de son nom, il baissa légèrement la tête, tout en souriant, fier d'avoir pu amener Ooghe à venir jusqu'ici.


--Erzaelle a écrit:


Une femme était là qui guettait la réponse du postulant au primo-texto.
Longtemps, elle avait attendu qu'enfin quelqu'un paraisse et s'interroge.
C'était le but de ce genre d'épreuve, non pas d'épreuve, mais simplement d'étape.

Ne pas accepter les éléments de sa vie comme une fatalité, mais savoir simplement que tous nous sommes déterminés à agir selon nos rencontres et notre éducation.
En prendre conscience, voilà tout ! et c'est là que nait l'étincelle de la prime liberté !

Oh ! non pas encore pleinement libre, mais déjà que s'ouvre ce chemin, le chemin ardu de la fierté retrouvée et de l'humain qui s'accomplit en sa propre nature unique et singulière.

D'avoir trop lu, trop médité, trop décidé et agit en tant que tel, l'on devient par trop différent de la mentalité commune qui est l'acceptation et la soumission si commode et confortable.

...

Elle attendit donc que l'homme parla...


Ooghe a écrit:
Ooghe écouta attentivement les propos de Gauvain. Il est vrai qu'il n'avait pas encore eu le plaisir de tenir de longues discussions avec ce dernier, mais les questions et réflexions posées suite à la présentation de Ooghe étaient juste.
Ooghe ne réfléchit point à la réponse, il laissa s'exprimer les mots qui étaient en lui.


Un frère ? Assurément non je n'en cherche. Mais s'il me vient à en trouver, il me serait agréable de converser avec lui... Et pour répondre à votre question, je pense que je cherchais à me connaitre mais ne cherche plus car j'ai accepté celui que je suis. J'ai pris conscience de ce qui m'anime, à savoir le besoin d'être moi, d'être intègre envers moi même en tenant compte des diverses contraintes extérieures qui ne me sont connues et de prendre conscience des contraintes extérieures encore inconnues à ce jour.
Je ne cherche, comme enseigné dans certains dogmes, le repos de mon âme après ma mort ... je cherche le repos de mon être et de mon âme ... en ce moment présent. Et selon moi, la conscience du temps et la connaissance de soi est propice au repos et à la liberté de l'âme. Car c'est en sachant où se trouvent les chaines qu'on peut se déplacer plus facilement et découvrir de sorte les moyens de s'en débarrasser. C'est en prenant conscience du chemin qu'on se rend compte qu'on l'arpente déjà. Et c'est que je viens chercher icelieu : la conscience du chemin. J'ai déjà conscience que, pour reprendre les mots de Korybski, j'ai les deux pieds dessus. Reste à voir plus loin, à avancer dans et vers la lumière et non d'avancer en faisant la lumière.

_________________
Il est dangereux pour la plupart des humains de se nourrir d’ergot de seigle ~ vérité éternelle


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MessagePosté le: Mer 14 Déc - 21:14 (2011)    Sujet du message: Publicité


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